Arty Wall

Textuellement ailleurs...

25 juin 2009

Retraite

Vouloir explorer le chemin le plus proche de nous. Préparer son sac à dos pour une virée au coeur de notre humanité, notre essence. Et aller au delà des montagnes de violences, de ressentiments, de colère pour y sonder la connaissance et l´apaisement. Puisse t-il y avoir une carte qui indique ce chemin avec précision. Puisse t-il y avoir les signes, les codes, et les obstacles indiqués.

Sur le chemin de la retraite, il ne semble n´y avoir aucune chose à attendre exceptées les choses que l´on sait déjà mais que l´on n´ose pas se dire. Même si il nous semble le savoir ou le ressentir, il faut pouvoir le dire, l´exprimer, le pleurer, le cracher ou le faire partager. Car malgrès la simplicité et la beauté du Verbe, la Chair se fait souffrance de tous ses maux inexprimées, contenus.

Sur ses bords de routes que nous avons tous traversés un jour, il reste encore des zones complexes à élucider. Il faut traverser l´obscurité, connaître son Kali Yuga intérieur pour enfin, pouvoir ressentir en soi, toute la foi que l´on nous avait promis de connaître un jour.

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24 juin 2009

Blessures exotiques

Le roulement de tambour sur la peau est jusqu´alors inconnu.Il suffit un peu de s´entrechoquer parmi la masse, la mode et l´absurdité pour alors en éprouver toutes les vibrations.Ces chocs de couleurs,de variations et de tempo nous glissent dans les eaux,fissurent nos veines et envahissent nos globules blancs et rouges.Nous nous portion bien,nous n´avions aucunes influences extérieures et puis,derechef,le vent se lève et nous brise les petits riens qui nous concerne. Les petits riens comme les petits choses ne se montrent jamais. Ils agissent en conformité avec la Nature silencieuse.

les chocs, aussi exotiques soient-ils sont un révélateur de nos plus intimes états d´esprit. Ce côté gauche qui voit le réel et ce côté droit qui voit les lumières de l´imagination.Pourtant, point de sang, point d´effusion pop et baroque. Juste un sentiment.Celui que la machine devait s´arrêter, pendant quelques instants, rouillée par les labeurs du quotidien, la masse d´informations, de couleurs et de nervosité qui flottaient en elle.

Une machine qui rêvait probablement,elle aussi,de vacances et de repos sous un arbre différent...

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23 juin 2009

Smoothie

Pendant un court instant nous avions pensés avoir atteint une plénitude entière, gravée dans notre mémoires. Le pacte de la vie avait soudainement pris fin après les minutes de sommeil qui nous avaient échappés. C´était une de ses méditations sommaire mais qui vous vidait l´esprit et le sens du commun vous rendant ainsi d´une pureté ignorant tout soupçons. Et même si cela n´avait rien d´original, au moins semble t-il, il s´était passé quelque chose, ce soir la que l´esprit n´oublierai pas.

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10 juin 2009

Intensité

La nuit tout est plus fort, tout respire l´ouverture, une brèche s´ouvre en nous ou bien dans les profondeurs incandescentes du ciel. Les flammes et les colères s´apaisent. Les campagnes transportent leurs esprits des bois et les villes promènent leur amertume dans de sinueux dédales faits de bétons, de lampadaires et de chairs. Il y a ceux la qui écrivent sur le mur ce que leur karma ne peut leur révéler. Il y a ceux qui prient pour apaiser ce qui leur est impossible à contrôler.

Certains ne sortent qu´à l´aube lorsque la lune refuse encore de céder sa place au soleil. Cette dernière parfois tente de négocier mais rare sont les fois ou elle réussit à se faire entendre. Cette aube ou le dernier songe plonge le corps dans un coma improbable, entre rêves plastiques et terreur bleue. Les lumières, pas complètement allumées, l´aube révèle aux curieux les `déchets et les surprises laissés par la nuit noire. Il s´agit d´une méditation, d´une tromperie silencieuse faite de quelques crissements de pneus, de cris lointains et de rires délabrés.

Dans cette demi-humanité, le corps rejette et s´étire. Il se mouve dans des espaces incertains, hypnotise et drogue doucement les perceptions. Il a oublié le temps, la molécule, le principe. Il y a, heureusement, des instants qui n´appartiennent pas à la mathématique. Allez savoir de quoi ils sont faits...

De tout cet étrange amas diurne ne subsiste que quelques traces, quelques décors et une musique qu´on pourrait qualifier de "garage" en référence à la belle électronique. Des sons qui clorent la session et ouvre la matinée, lorsque le bruit des voitures n´est encore qu´une douce poésie urbaine.

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09 juin 2009

Ombres et lumières

Celui qui nous sauvera disparaitra. Celui dont la lumière émanera pourrait nous échappera à chaque instants si l´on n´y prête pas plus attention. Celui qui, dans le noir nous cherche, nous observe, nous hante, reste bien souvent accrochés à nos faiblesses. Le soleil reste pourtant en haut, lui. La lune, elle, réveille tout simplement sa mystique.

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01 juin 2009

Ce pour quoi...

Se perdre. Voila en quoi je suis le meilleur. Se perdre. Voila ma profession, mon atout, ma qualité et mon mode de fonctionnement. Se perdre pour pouvoir se retrouver. C´est par la fin que je commence ou par une tentative d´initiation. Par ce besoin d´apprendre et de désapprendre. Souffrir, souffrir pour mieux ne pas ressentir la douleur finale.

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24 avril 2009

Vérité #6

C´est fou tout les espoirs qu´on peut projeter sur une photo.

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21 avril 2009

Dans l´autoradio

Paysages de l´enfance, symphonies qui transportent, la route appartient à tous les moments passées avec ou sans le monde. Changer sa planète intérieure devient nécessité, parcourir les kilomètres qui nous séparent de notre véritable essence. Et ce n´est pas une question de retour à cette nature primitive que nous avons presque tous oubliés. Non, il s´agit de participer avec force et magie à l´aventure, aux roues ou bien aux pas que nos moteurs, automobiles ou pas, du mouvement, de sa puissance d´évocation. Et derrière chaque petits kilomètres y laisser une empreinte musicale, un son telle une trace historique et culturelle. Sourire, apprécier le visage panoramique du passé et du présent admiré et construit par l´homme. Laisser échapper un "Putain" de satisfaction lorsque le soleil vous aveuglera une partie de votre chemin. S´échapper peut-être, tout simplement.

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19 avril 2009

Mirages

La boussole indique vers l´Est. Son mystère, ses guerres, sa violence invisible, sa chaleur, ses croyances. Elle est tout près de nous, nous le savons. Quelques pas, loin des cités déjà connues et glorifiées et c´est de nouvelles perspectives qui s´offre à nous. Tel un désert d´immensité ou il est toujours question de peuples et de religions qui s´affichent sans se révéler, cette partie de l´Europe ne semble dévoiler que ce qu´elle veux bien montrer. La surface n´est probablement rien comparés à ces profondeurs insondables de dialectes inconnus et indéchiffrables pour les plus réticents d´entre nous. Il faut vouloir oser pousser les portes de cette violente onconnues, oser franchir le cap du mirage intellectuel de la norme, de là oú il est bon d´aller et là où parait-il, l´homme y est plus sauvage qu´à l´accoutumé.

C´est ce que certains recherchent en vain: cette animalité singulière, ce semblant de "barbarie" dans le langage, cette humanité perdue au bords des fleuves ou pendant des Croisades. Les métissages aussi, les influences que nous n´avons pas, que nous désirons par dessus tout. Ces complexes là font les voyageurs de demain. Et c´est par delà une Médittérannée remplies de trésors effroyables et magiques que les légendes continueront d´exister dans l´Imaginaire de l´homme qui marche, l´homme qui, bâton à la main, parcourt des kilomètres de spiritualités et de soubresauts émotionnels.

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16 avril 2009

Forteresse Imprenable

Le coup d´épée asséné droit dans la fente si étroite de la verge, coupant net l´urêtre, se débarrassant ainsi de tout les fils, de tout les tendons, les flux cérébraux du plaisir. Une douleur, cette douleur qu´on associait tant avec cette volupté érotique n´existe plus. Elle a finit par se détruire. Seulement, elle ne pouvait se faire seule. Dé-masculinisation profitable, dramatique... Ce corps s´est vidé de sa chaire première pour insister sur d´autres desseins, de nouvelles aspirations. Ce sang intérieur qui bouillonnait, qui donnait presque un semblant de super-sensorialité, d´humanité toute puissante se retrouve à l´extérieur. Plus rien ne pourrait alors entraver le reste de nos actions. Car, ce coup décisif et irrémédiable avait apporter avec lui sa délivrance toute singulière. La lame de la Loi esquisse un sourire de satisfaction, comme si elle avait réussi parfaitement à achever sa mission. Car, dans le fol imaginaire, aucune autres solution radicale n´existe. Aucune qui permet de se délivrer de ce tourment répétitif par une "sanction", un "silence" tranchant. Cette image dolorosa si elle devenait prophétiquement avérée deviendrait alors une source d´angoisse et de retenue des plus immenses qui soit. Non, il ne faudrait châtier que ceux qui le désirent ardemment. Ceux la même qui pensent ouvrir les vannes d´une puissance incontournable à chaque fois qu´ils mettent la main sur ce sexe qui leur empêche de penser à autre chose. Cette puissance qui refuse tout, qui se moque des autres et qui sais se vendre bien mieux que quiconque. Qui a supplanté et supplantera Pavlov jusqu´à la fin.

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