Arty Wall

Textuellement ailleurs...

28 février 2009

Echos

Si nous pouvions revenir sur ses détails du passés, si nous pouvions emporter avec nous ses sensations, ses couchers de soleils et ses nuits d´ivresses sous le parasol. Si nous étions toujours empreints de ces illusions d´antans, de ces rythmmes enfantins et chantés à la guitare d´une voix douce et simple.

Si nous conservions la chaleur des corps, les bruits de l´eau qui vont et viennent. Les échos sont des choses rares. Nous ne faisons écho qu´à notre seule voix, nos seuls abîmes de sentiments mais, nos échos sont plus riches que ça. Ils sont créateurs de pouvoirs, de réponses et de solutions. Ils sont d´un clarté que le ciel ne peut dissoudre.

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27 février 2009

Deep Down The Road

LIl y a ce rêve que nous faisons souvent. Nous sommes dans une voiture. Il fait nuit, nous ne voyons pas vraiment avec qui nous voyageons, nous ne savons pas vraiment on nous allons. Mais l´auto-radio y est allumé. Et il nous transporte, lui aussi, dans un monde à part. Ces rues qui défilent, ses ambiances qui se colorent au grès des heures. Ces femmes vêtues de noir et ses hommes mystérieux qui fument une dernière cigarette avant de rentrer dans le bar. Il y a des délaissés, des espoirs et des lumières sur le bord du trottoir. Des inconscients, des ivrognes et des mal-aimés... des anges de la nuit et des crátures polymorphes.

l faut être un polyglotte nocture pour comprendre toutes ces espèces la.  Si on daigne les suivre, hors des sentiers battus, elles vous en apprendront bien plus sur vous et vous feront oublier tout ce que vous saviez avant. Entre leur main, vous êtes leurs jouets favoris mais vous gardez l´honneur d´en apprendre plus sur elles et leur déboires. Leur vie sale et leurs habitudes cachées. Leur instants de lumière et leur manies qui les font se sentir plus humains. Cela fait maintenant quelque heures que vous avez quitté la route mais que vous ne voulez plus repartir. Les charmes noctambules vous happent et vous agressent à tels points qu´ils vous emprisonnent de beauté et le seul moyen de vous en sortir. c´est de boire avec vos états d´âmes et vos compagnons d´infortunes qui, eux aussi, ne savent pas avec qui ils sont ni avec qui ils conduisent.

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23 février 2009

Tirage

Quelques soit les conditions, quelques soit les fins et les débuts, quelques soit la signature, quelques soit les pertes et les profits, quelque soit si l´amour est ou si il n´est pas, quelque que soit le caché, le profane ou l´incarné, les cartes sont à peu près les mêmes, les tournants, les caps, les allers et les retours ne se reprennent jamais deux fois. Nous rions et hurlons ce que nos "Je" ont à a nous dire, à nous faire entendre. Modifier sa langue, changer son statut, perdre son identité, regagner son intégrité et refaire surface. Croire en sa possibilité et son infinité et saigner pour la rendre imortelle. Les cartes sont à peu près semblables mais ne délivrent jamais le même messages deux fois.

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22 février 2009

Le vent nous porte

Jusqu´ou irait-on pour un Homme ? Jusqu´ou irait-on pour se croire raison ? Jusqu´ou  pour poursuivre ses soi disant rêves ? Ne sont-ils jamais déçus ? Ne sont-ils jamais faux ? Que faut-il donc jouer ? Quelles cartes faut-ils tirer pour attirer le sort ? Quels maléfices faut-ils lever pour changer le cours d´un destin ou simplement remonter quelques instants en arrière ? N´existe pas un charme, un poème, une incantation qui permettrait tout cela ? La vie n´a pourtant pas de charmes sans ses artifices que nous nous inventons, sans ces rimes que nous ne cessons de nous répéter dans notre tête… Où vont tous ses rêves que nous faisons ? Où vont toutes ces rencontres que nous laissons sur le bord de la route ? Ne plus croire en ses petits riens, en ces petits instants qui ne brillent que par nous même, où pouvons-nous aller ? Nul ne le sais, en vérité. Car chacun est dans son petit nuage, chacun est partisan de sa colère, de sa peur et piégé par son amour. Et, il n´existe pas de solutions à nos angoisses, nous n´en voyons aucunes, nous n´envisageons même pas de mourir sans nos chimères, nos paradis perdus et nos absinthes oniriques. Nous sommes comme enchainées à elles et elles nous entraînent, la force du vent aidant. Loin, loin, le vent pousse nos amertumes et nos amours brisés avec notre cœur repenti et glacé par les années. Et le petit garçon se demande si lui aussi finira comme cela aussi. Et la petite fille, elle pleure car elle a peur de perdre, de ne plus se sentir en confiance. Celui ou celle qui vous abandonne a pourtant toujours un nom, une forme et une raison.

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Curiosité

Mahomet, Bouddha, Allah ont rarement souffert de la main de l´homme autant que Dieu n´a pu l´être. La déchéance envers ce personnage qui n´as fait que selon l´histoire porter le poids entier des souffrances de l´homme et crucifié n´a pas eu de chance comparé à ses voisins orientaux...

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17 février 2009

Nous sommes autres choses

Tout est faux, toutes ces mélodies balancées dans un air, qui lui, garde sa fraicheur. Tout ne semble vouloir rien dire. La parole que l´on prononce ne semble pas sortir de sa propre gorge. Les songes, eux, semblent accorder plus d´intérêt à ce que nous sommes, ce que nous désirons, ce pourquoi nous sommes nés et ce dont nous avons réellement peur. Nous sommes autres choses, nous ne sommes pas ce scénario que nous nous imposons la plupart du temps. Le fond de la Vérité est dans la nature propre des choses. On aime pourtant les essences de parfum, on aime ce contact avec la matière, le sol et cette Terre qui en donne chaque jour un peu plus, discrètement, sous nos yeux, sans que nous le voyons. Celui qui est perdu ne semble jamais retrouvé le chemin de sa vraie personne. Celui qui se console dans les bras de sa moitié implore qu´on le complète, qu´on lui fasse retrouver l´amour et l´affection qu´il n´arrive pas à se donner à soi-même. C´est au son des tambours et des chants éloignés par la mer qu´il retrouve une humanité entière, une essence qui lui appartient et qu´il a pu créer de ses propres mains.

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09 février 2009

مَغْرِب je t´attend

Oh oui, terres chaudes et sablées, je me noie dans ton regard chaleureux et généreux. Mes nuits sont douces et simples. Elles ne sont pas idylliques mais ressemble aux voyages auxquels nous rêvons tous de participer. Je crois en cet avenir fait par la main de l´homme et par la beauté spirituelle de tes lieux. Par ce chant des prières rythmant la vie quotidienne. Par ces riches étoffes, ces objets en or, ces précieux paysages. Il est des endroits oú le rêve est permis, ou retrouver sa nature sauvage et animale se mêle avec l´esprit de fête et de respect. Les craintes, les peurs, elles, ne sont qu´Occidentales. Les rêves, les paresses et les Mystères, eux, appartiennent à l´Orient.

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08 février 2009

Prévenir

Adieu souffrances du passé, bonjour à celles qui arrivent. Elles seront toujours présentes quoi qu´ils se passent. Que l´on goûte au bonheur et elles vous apparaîtrons comme par magie. Que l´on soit riche ou pauvre, elles vous donne des leçons de vies inespérées mais vous font aussi mesurer les conséquences de tout ce que nous avons produits et qui n´est plus...en apparence. Je prie mes douleurs futures de m´apporter l´Eveil et non de me sacrifier sur l´Autel de la desespérance et du chagrin. Elles sont cachées, là, dans des parties de notre corps que nous ne voulons pas voir mais que nous sentons jours après jour. Elles sont plus ou moins fortes, elles évoluent avec plus ou moins de rapidité mais, tel un volcan bien endormi depuis des siècles, elles peuvent se réveiller à chaque instants.

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07 février 2009

Allures

Ils marchent dans la rue d´un pas décomplexés, sentant les douces étoffes glisser le long de leur jambes, humant le parfum si subtil d´une fragance dont ils ont oublié le nom. Un univers qui peut sembler aseptisé mais qui en fait, révèle tout le charme de ce monde, son allure, sa beauté même superficielle. Sa grandeur, sa profondeur toute physique, sa bouche et son manteau si délicieusement coupé pour faire corps avec son élégance. Ses choix physique, si involontairement crées forment une harmonie parfaite et porteuse de rêve. Vivre dans ce monde de désir subtil et sans danger est un privilège. Se protéger par la grâce de la délicatesse et de la séduction douce.

Allumer des bougies et ne jamais les laisser totalement se consumer. Altérité par les parfums, les odeurs de cuirs et de parfums nostalgiques, les yeux se ferment, se laissent aller à une sensualité inexplorée, à des caresses particulières et des notes sucrées içi et là laissent deviner les secrets et les doutes les plus noirs et les plus noirs de certains esprits. Car, ce qui est noir révèle, laisse entrer la lumière, la consomme et la garde précieusement en son sein. Car le noir ne juge rien ni ne se mélange aux autres. Il vit de volupté toute mystérieuse et discrète. Il se fait charbon et mystique. Il défie le monde de sa pudeur et de son arrogance. Il est une allure des plus envoûtante, des plus profondes pour le corps. Le corps qui a besoin de se lover, de se sentir prisonnier d´un charme, d´un envoûtement.

Peu importe les mots et les touchers, ils finissent toujours par marcher d´un pas si doux que la terre ne souffre pas de leur poids. Ils sont si légers, si érotique dans leur manière de faire, d´être que rien n´atteint ces peaux et ces mélanges de styles et de combinaisons.

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