Arty Wall

Textuellement ailleurs...

29 mars 2009

Cette longue chaine

La peur, le silence corrupteur, la sensation du rien et la vraie/fausse jouissance par laquelle nous croyons exister et nous croyons agir n´est pas parfois qu´un leurre. Le Diable se paraît toujours des plus beaux atouts, use de ses charmes et de sa parole pour convaincre ou endormir le plus de victimes potentielles. A nous entraîner dans les limbes de la paisible et fausse tranquilité de nos habitudes, les plus forts en usent dans le silence et une soumission des plus inquiétantes. Tout cela n´est pas une question de complot sinon de défaite, d´une chute spectaculaire de nos troupes à l´envie de se battre et de se défendre, d´user de son amour et de son humour pour piéger l´adversaire. Même si ce mal est partie intégrante de nous-même, il a pris son atout le plus fascisant et le plus séducteur. Il ne cesse de séduire tout en s´assurant que tout sera bien détruit par la suite. Lutter contre l´ennemi intérieur ou l´accepter? Faire une croix sur nos illusions ou continuer à les entretenir? Action ou Vérité?;plus naïvement.

Car, dans ce silence que nous recherchons tous, il reste desespèrement des traces amères et noires de nos propres scories passées et qui n´ont pas été acceptés. L´humanité ressemble parfois à une longue chaîne ou les uns se passent aux autres leur virus aussi  bien psychiques que physiques sans pour autant douter de leur conséquences. Nous sommes de belles et conscientes victimes de nos propres inconscience. Car, il s´agit de cet Amour, tant recherché mais si mal exploité dont il s´agit. Car, si l´on sais d´où vient le Mal et si l´on sais comment le contrer, on a en revanche beaucoup de mal à utiliser le bien et à en voir les fruits bénéfiques qu´ils sont censés apporter.

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25 mars 2009

Vacuité

Nous devrions rester ces creatures du désir et se rendre insaisissable pour mieux régner. Car, l´uniformité, le confort, le long terme sont des valeurs parfois angoissantes, prémonitrices d´ennuis et de doutes. En faire l´expérience vous ramène à votre peur et votre découragement face à votre solitude. Accompagné, en couple, ou à plusieurs, la solitude est pourtant notre meilleure allié. La recherche du désir, c´est la recherche du plaisir dans son infinité. Une infinité mensongère et vicieuse. l´ataraxie, voila ce qui transporte, ce qui remplit et ce qui constitue le repos de soi dans une harmonie que même les autres ne peuvent partager. Ne partager qu´avec soi-même n´est alors qu´un jeu innocent et formateur, un "tout" rien que pour soi. Rester dans cet ataraxie du désir semble être cette solution de facilité lascive au formatage qu´impose le long terme, de la relation, parfois si éphémère, si peu engageante car faussée dès le départ. Ne cesser d´être dans cet état pour éviter, pour contourner cet épineux problème que sont les autres. Autant ils nous apportent, autant nous pouvons les aimer, autant nous pouvons nous ne pas cesser de les haïr, car ils sont une preuve triste que sans eux, nous ne sommes que finalement peu de choses.

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Mosaïques

Alors que le Funk rempli les oreilles de mélodies enchanteresses et anarchiques de certains, les plus perchés d´entre nous descendent de leur arbres pour recueillir les fruits de leurs prédictions, et, accessoirement, de leurs rêves et de leurs réalisations. Ce monde si coloré, si caméléon, si beau et de ces êtres qui ne rêvent que de fouler le sol pour y découvrir les trésors cachés d´un monde qu´ils ont eux même élaboré et construit. On se voudrais tous un jour la classe folle d´un Roy Ayers, d´un de ses compositeurs qui ont su faire de la musique, un sacerdoce, un réservoir de puissances et de thèmes inépuisables. En tirant de leur bonheur et de leur souffrance humaines, ces artistes et ces hommes sont des mosaïques, ab imo pictore, car, leur travail respire à la fois la Vie et la souffrance dans son essence, son mouvement mais aussi la simple et pure évocation de la vérité. A l´instar du jazz, musique d´une classe folle, élégante et qui reconstruit avec nostalgie et amour le mouvement même de la vie et des sentiments.

Le funk et le jazz sont les répresentations exactes de cette mosaïque de ce mouvement caractéristique qu´est l´Homme, cette mélodie, qui va et vient dans une anarchie de couleurs et de sons. "Souviens toi que tu est poussière", oui, mais souvient toi qu´avant cela tu fait germer les fruits de cette agitation frénétique pour lutter contre cette finalité contre laquelle tu ne peux rien mais dont tu sais bel et bien qu´elle n´est en rien le constat d´une fin. Elle est assurément tout le contraire. Le mouvement, lui, l´a bien compris. Même au fond de la Terre, il semble toujours y avoir une quelconque activité, même lorsque l´esprit s´éteint, le corps et le souvenir fait toujours parler de lui. Tout existe, tout se mouve, tout se transforme même lorsque l´on n´y croit plus.

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23 mars 2009

Fenêtres ouvertes

Mettre sa main sur l´ombre naissante de ce rayon de chaleur. Y puiser sa force et sa faiblesse. Se révéler à cette lumière alors que l´on ment soi-même et qu´on rêve de liberté. Poser sa tête la ou son coeur battra le moins, fermer ses yeux et laisser pénétrer en soi cette chaleur si familière, si rassurante.  Se souvenir de ce bonheur d´être seul et d´avoir toujours gardé une fenêtre ouverte sur le monde, ses habitants et ses paysages qui en font la gloire et le déclin. La vie, ce canto jondo ou la lune se laisse apprivoiser par les étoiles et ou le soleil donne sans cesse de sa chaleur pour éclairer l´être et lui montrer le chemin. Ce cri du coeur ou plus rien n´a de sens que l´illogisme brillant de nos paroles et de nos larmes. Ces forteresses de bonheurs imprenables contre lesquelles nous nous battons sans cesses, ces histoires maudites, ces flammes venues de la passions... Ensemble elles clament l´ouverture, l´explosion du sens et l´Âge d´Or. Elles réclament les pyramides, les génies, les artistes venus d´on-ne-sais-oú, les mystères indéchiffrables et les espaces indéfinis de notre Planète. Pourtant, il reste peu de fenêtre capable de ce genre d´exploits. Personne ne semble les ouvrir avec ce vent de la conquête heureuse qui parcourt l´âme et donne le frisson. Son évocation ne fait plus tellement frémir. Gallilé ayant achevé cet idéal, Flavio Gioja ayant délimité ses espaces et Marco Pollo les ayant traversés. Tout reste encore pourtant à explorer...

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22 mars 2009

L´Expérience de l´intouchable

Il existe des choses et des instants qu´on ne peut toucher, qu´on ne cesse de miroiter avec la même béatitude. Cette Nature, sauvage et pourtant si proche de nous est le seul cadeau que les Dieux nous ont fait. Seulement, dans leur malignes et pures intentions, ils y ont distillés une condition pour que cette Nature reste ce qu´elle est aux yeux des hommes: elle doit être intouchable. Et, c´est ici que se noue le spectacle fantastique mais aussi le drame de notre existence si amèrement vouée à la possession: la Nature est la seule chose dont nous ne pouvons pas nous enorgueillir de posséder. Elle reste stable, indifférente et distanciée des propros, des guerres et des vies des Hommes. Seul l´artiste, ou le poète semble comprendre cette Nature qui est là, rayonnante depuis la nuit des Temps mais qui est impassible aux mouvements et aux contestations.  Le drame de ne pas l´approcher est le mystère de toute création. Comme Baudelaire aurait pu le dire en son temps, cette expérience douloureuse reste une vérité absolue. Une vérité absolue, silencieuse et neutre de tout jugement. Rien de plus neutre qu´une Nature qui se laisse constamment approcher, toucher et décrite. Elle, qui est là depuis toujours sert l´homme autant que l´homme se sert d´elle. Et, cela, sans rien en retour.

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20 mars 2009

Le Talent des Ténèbres

Ah, ces fameux obscurantismes qui croit donner raison à tout ce qui se passe de mauvais dans la société. Mêler avec une ingénue perversité la pureté symbolique de l´ésotérisme avec les conspirations politiques...La foi revêt plusieurs masques, des masques de haines et de guerres, des masques de peines et de peurs. La crainte fera toujours partie de nous, mais elle n´a jamais autant été utilisée aujourd´hui pour nous faire croire à tout et à n´importe quoi.

L´instrument, quel qu il soit est une arme, une excuse, une solution, un pretexte.Pourtant, lorsque nous n´écoutons que ce silence, que cette clarté dans la chaleur d´un simple rayon de soleil ou de celui d´un sourire franc, nous sentons que aucunes des Vérités martelées par les uns et les autres ne viendra nous atteindre, nous arracher à ces beautés intemporelles et qui n´ont pas besoin d´être prouvées. Aucune sectes, aucunes démocraties, aucunes dictatures, aucun communisme, aucun intégrisme religieux, aucunes sourates, aucuns versets, aucun commandement Bibliques ne viendra entacher cet air pur, cette simplicité exaltante de ce qui est Est et de ce qui restera. Il faut croire en son coeur et laisser le talent des Ténèbres à ceux qui ne veulent plus croire en cette fragilité et cet idéal personnel qui nous anime tous.

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19 mars 2009

Vaincu

Pas d´armes, pas de boucliers pour se défendre face aux sentiments et face à la raison. Ces deux notions se mélangent, se retrouvent, s´assemblent dans le cheminement de la pensée. Ces deux principes ne peuvent que fusionner ensemble pour le meilleur et le pire. Ils sont des personnages que chaque fictions, chaque essais, chaque tentatives d´explications entrent en ligne de compte dans la passion, qu´importe son nom ou sa couleur. Il est d´autant plus troublant que, la réussite orale d´une personne passera par l´alliage subtil, élégant et donc équilibré de ce rapport entre émotion ressentie et raison justifiable. ourtant, Dieu sais que la vie réserve toujours quelques tempêtes à ceux qui sentent le besoin permanent et immanent de contrôler.

L´art du langage ne devrait être réservé qu`à ceux qui en sont vierge de toutes les convenances, les théories et les pratiques. Le langage vient peut être avec la vie, les victoires et les défaites. La beauté d´une histoire qui se lit sur un visage est tout aussi troublante que celle d´un être qui s´acharne à la transfigurer sur un papier ou devant son oratoire. Le silence, la ride au coin de l´oeil, la cicatrice n´est-elle pas la preuve d´une longue croisade sur les sentiments ou celui d´un combat mené pour la raison? Celui qui tente de convaincre est celui là même qui est vaincu par ses propres arguments, ses propres faiblesses et son histoire.  Et, les armes pour se défendre son rare lorsqu´il s´agit de se protéger, de se replier. Alors, au lieu de battre ses ennemis extérieurs, certains font le choix du langage intérieur, du combat pour sa vérité et son questionnement pour, plus tard, l´élargir au monde et sa sensibilité fait de cette alliance particulière entre cette Raison qui ne semble pas le convaincre et ce sentiment qui donne un goût d´inachevé à cette entreprise.

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18 mars 2009

Le Jet

Ecrire, c´est l´éjaculation la plus classieuse, la plus jouissive, la plus prometteuse. On attend ce moment, cette délivrance, ce cri du coeur et du sang. Il faut pouvoir étaler cette semance qui bouillone en nous, dans notre chair et notre cerveau. Un tourbillon d´idées, une tempête de frustration. Rien ne vient avant cette éjaculation, rien ne sort, tout se comprime, tout se sert, tout se tord d´angoisses et de terreurs anonymes.Cette tension vous serre la poitrine, vous fait sortir de vos gonds, vous décuple les sens et les idées. Ces liquides qui se mélangent formeront un tout semble t-il. Des liquides écrits, des liquides acides ou bien sensibles. Qui résisteront aux effets du temps, de la mode et de la critique. Le verbe mêlée à ce cri, si injustement attendu. Cette libération n´est pourtant qu´une abberation, une souffrance, un crime commis contre le temps et la sagesse de l´Homme. Cet automatisme qui me pousse à prendre ma feuille, à me saisir de mon stylo est une plainte aigue autant qu´un souffle de soulagement. Cette robotisation de mon humeur, de mon désir est un monstre béant qui s´ouvre et se ferme quand il en a envie, qui envenime mes jours et mes nuits de solitude. Cette puissance ne vient de nul part, elle agit sous le contrôle impermanent des choses et des êtres. Il est un virus dont les meilleurs traitements ne viennent à bout. Maudites giclées, maudites poésies...

C´est un combat pour en finir avec cet fin de texte, cette fin du désir qui écrase littérallement la vie de tout son poids gélatineux, scandant des slogans et des images édifiantes qui ne cessent de courir et de creuser des trous dans nos mémoires et nos actions les plus simples. L´écriture n´est rien que cette continuité de cette souffrance si abjectement retenue avec plaisir par nos cellules. Ces tiroirs remplis de papiers et de petites morts ne s´ouvrent plus. Ils sont comme ces vases remplies de fleurs, ces paniers trop garnis, ces blessures trop profondes. Le désir de jouir, c´est la Boîte de Pandore de chacun, une prison dorée que semble retenir avec justesse la main de l´homme, parfois. Des démons intérieurs se produisant en chacun de mes mots, chacunes de mes logorrhées interminables et religieuse comme un voeux pieu. Brûler un cierge devrait être aussi fort et puissant que brûler sa passion, sa sécrétion. Tout devrait être une torture exceptés ces prières que l´on se fait à soi même lorsque tout cet amas physique se répand sur le sol ou sur ce papier de glace.

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17 mars 2009

Lendemains

Ils  hurlent la jeunesse, la rend impassible sur leur futur. Ils sont faits de faux sommeils et de réalités amères. Ils ont le goût de l´inachevé, d´un paraître maussade et vulgaire. L´égalité anarchique de ses lendemains là sont déjà visible sur quelques traits de caractères commun, quelques fossettes trop largement exploitées, sur trop de rires qui font grincer des dents. Les lendemains emportents avec eux la futilité de ces maximes et de ses innoncences corporelles. On jette des mots comme on jette un détritus. Puisque tout est subjectif... Ces lendemains au teint d´ébène et faits de malice sont dociles et sensibles. Ils font de l´agressivité une force et de la sensiblerie, une trahison. Ils se laissent piéger par les illusions de la vitrine et brisent les chaînes encombrantes de tout ce qui ne semble pas leur convenir.

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16 mars 2009

Révolution Révolue

Ou en est-elle cette Révolution? Oú se cache t-elle? Oú peut-elle bien vibrer? Elle me semble qu´elle se noie sous le flots ininterrompus de nos clics et nos orgueils placés à tout va, dans le commentaire, le post, la multiplication du "Je" virtuel ou pas. On donne la consistance dans un avenir qui ne se reflète dans rien si ce n´est que dans la combinaison de chiffres et de programmations. Pourtant, les erreurs de frappe sont bien présentes, les erreurs de jugements aussi, l´accès facile au "tout-savoir" est devenu notre chaire à penser.

Cette révolution mourrira en silence avec ces héros méconnus, ces poètes mal famés, ces crèves-la-dalle à l´esprit visionnaire, ces je m´en-foutistes de cet ordre qui s´installe et qui profite de l´aveuglement général et du consentement béat de ces troupes anéanties par la manipulation, la perversité du Royaume, le chant de ses Sirènes monstrueuses et machiavéliques qui n´ont pas peur de montrer leur plus beaux contours pour vous emmener dans leur plus immonde repère. La Révolution est loin, le chant des Sirènes ayant, justement hypnotisé l´auditoire et paralysé la vie dans ce qu´elle a de plus pure et de plus profonde. Ce sont les monstres aujourd´hui qui sortent de la Mer. Jadis, Ulysse allait les combattre. Désormais, ce sont eux qui semblent s´être remis de cette défaite passée. Des échecs dont nous nous gargariseront jusqu´à la lie, avec lesquels nous dormiront bien sagement en attendant un énième cauchemard...

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