28 juillet 2009
Najbolja Stara Pjesma...Za Srce pijane.
27 juillet 2009
Les phases
Les effluves de nos peaux, ces morceaux de chairs accrochés à notre
conscience et notre oubli nous rappellent constamment à nous. Nous
laissons y choir nos larmes, nous y laissons nos marques de la violence
du temps et des Hommes. Cette sépulture qui connaît comme la Lune ses
phases montantes et ascendantes. Il se fait Dieu lorsqu´il est
glorifié. Il se défigure lorsqu´il traverse les jeunes années. Il n´a
de cesse d´émouvoir notre « iconoclastie » jusque dans les profondeurs
de nos mondes virtuels et parfois peu vertueux. Parfois, le corps
m´emporte, parfois il me transpose là ou je ne le souhaitais pas. Il
est espace, oasis, mirage.
Et chaque jour du monde, je me heurte à cette réalité éternelle et
familière. Ces pores qui transpirent, cette poésie des courbes, cette
vulgaire tache, cette enveloppe scientifique mélange nos secrets et nos
arômes les plus séduisants et les plus dangereux. Il traverse le béton,
remplit des espaces froids, se confronte aux murs de nos différentes et
impénétrables réalités.
Parfois, il se peut que nous ne sachions pas réellement quoi en faire.
Il devient alors cet objet resté trop longtemps inanimé. Le jour, ce
corps revêt son apparence la plus pratique mais une fois le voile de la
nuit tombé à notre fenêtre, nous ne savons plus bien à quoi il sert.
Alors nous inventons, nous innovons, nous pouvons même si nous nous le
permettons devenir autre. Les plus sages et peut-être les plus éveillés
optent pour la solution charnelle, la fusion de cet esprit immatériel
avec ce lien fragile, cette univers sensitif. L´hypnotisme du corps
sensuel est source d´un désir, d´une drôle de pulsion qui échappe aux
contingences de notre conscience. Est-ce moi qui contrôle ces envies ou
est-ce le corps qui m´ordonne de rentrer en symbiose, en ataraxie avec
ses zones les plus érogènes ? L´émotion remplit alors de toutes ses
vibrations cet amas qui nous paraissait alors futile, voir ennuyeux. Il
n´est plus cet objet que nous percevons, placarde en affiche. Il n´est
plus ce bétail idéologique d´une pensée dite commerciale. Il devient
une expérience, un voyage.
Enfin, le corps résiste à une certaine catégorie d´esprits. Ceux là
sont les plus aguerris, les plus à même de comprendre d´où vient le
corps et où il ira. Il sait par essence, la fragilité mais aussi le
certain vide qu´il possède. Pour eux, il n´est rien. Pour eux, le corps
est une enveloppe et l´esprit la lettre. La lettre, contrairement à
l´enveloppe, reste, s´incruste dans les profondeurs de la psyché. Au
royaume de l´Eveil, il devient une arme de défense mais n´est plus ce
Graal plastique modelé par l´Occident. Il est juste un parfum duquel il
faut apprendre à en rejeter les mauvaises brises. Votre corps périra,
succombera, peut souffrir de toutes les tortures les plus intolérables.
Mais, votre esprit est le champ de tous les possibles. Il est ce canto
jondo de vos peines nocturnes et de vos bonheurs les plus éblouissants
de lumière. Autrement dit, si vous regardiez une peinture, vous ne
devriez garder qu´en mémoire la toile qui a servi de surface à la
réalisation du peintre. La toile est le champ de sa réflexion, est le
commencement de sa manifestation, c´est son choix, son ami ou ennemi,
son rêve ou bien son cauchemar.
La consécration serait alors un modelage parfait, entre cette
acceptation de la souffrance et de la notion de limite qui est attribué
à ce corps que nous aimons et repoussons tel un Œdipe physique et
personnel avec nos propres conceptions, nos propres respirations
mentales, et un Esprit capable de se détacher. Un Esprit qui
embraserait toutes les couches superficielles de notre âme pour ne
retenir que la divine essence de ce qui ne peut plus se traduire, de ce
qui nous touche au plus profond de nous même, de ce qui est Vérité
–l´Amour- et non plus mensonge – la Peur.
Texte publié pour un concours, il y a deux mois, sur le-hangar.com
26 juillet 2009
L´Autre Paris
L´Autre Paris, celui qui arrive lorsque vous le quittez, à quoi ressemble t-il? Il n´est plus le même que lorsque vous aviez encore l´âge de découvrir, de vous émerveiller.
L´autre Paris ressemble à cette ville d´inégalités sociales, d´homosexualités malades à la puissance sensorielles malades, décomplexées à soif d´interdits toujours transgressé. La nouveauté semble être la transgression secrète et abusive. Le cynisme, la "culture", le sens de la poésie appartenait à une autre époque. La tragédie serait encore d´y croire, d´y espérer un soupçon de coeurs véritables. Lorsque nous nous approchons de certains textes, de certaines histoires, Paris comme toutes ces grandes villes, devient ce lieu psychiatrique ou toutes les pathologies sont dehors. Où la tension est partout, où la Beauté lutte pour se faire une place au sein d´êtres qui ont oubliés leur objectifs.
L´Autre Paris est un lieu amer ou même la plus innovante des fêtes rassemblent tristesses cachées et alcool mal digéré. Alors que certains sont restés bloqués dans le temps et ont cessé de marcher au-delà du Pont des Arts, les autres courent, courent, aussi vite qu´ils peuvent dans les recoins qu´ils ne connaissent encore que très peu.Comme des enfants a qui le plus beau des cadeaux mais aussi le plus dangereux venait d´être offert.
Car à Paris, encore plus qu´ailleurs, la tristesse est joyeusement contenue. La joie y est passagère ou bien il faut aller la chercher dans de mauvaises liqueurs.La faute à Gainsbourg? Pour les gens qui ne connaissent pas la ville, bien sur qu´elle est Romantique, bien sur que l´Amour se trouve à chaque coins de rues. Des rues hantées par les démons de la solitudes, de poèmes et de dessins abstraits sur les murs, de colères murmurées dans les oreilles de ceux qui ont encore le courage de vous écouter parler. Paris échappe. Paris dépose son voile protecteur le matin. Lorsque le peuple est encore dans son RER, plein à craquer, en train de ruminer déjà si tôt, leur journée. Le matin, tout semble ailleurs, les façades anciennes, les coins investits la nuit dernière révèlent leurs secrets, leurs tortures, leurs poèmes.
La folie, la schizophrénie,la recherche d´une compassion de cet Amour, voila ce que Paris est certainement devenu. Alors, ne nous étonnons pas de ne plus y voir ces âmes en peines. Car, elles arborent leur plus beaux tissus, jouent de l´oeil, usent de leur prétention et ne regardent que lorsque vous vous êtes éloignés. Les plus fous vous arrêtent encore au coin de la rue, mais, ces derniers ont soit quelque chose à vous vendre, soit une tristesse à vous faire partager.
24 juillet 2009
La Rosée
Il en a sur les mains. Il la respire tous les matins sans le savoir. Il a des perles qui gouttent sur son front mais aussi dans son coeur. Et il a oublié. Il a oublié cette image, cette vision en noir et blanc, d´un grain pur ou il est agenouillé, heureux, tout sourire. Il prie. Prie devant cette Nature dont il a oublié les odeurs, les rythmmes, les sons. Il prie face au soleil qui se lève, extirpé par les bruits, les prières du monde. Un rayon de lumière traverse son visage. Un visage radieux. Un visage qui semble avoir compris. Qui est ivre de joie et de cette rosée du matin qui perle les quelques recoins de sa mémoire. Précieux matins, pourquoi t´ais-je oubliés?
17 juillet 2009
Rejouer puis jouer
Rejouer les parties dans le jeu immense de la vie. Rejouer ses cartes, rejouer ses atouts, évaluer ses adversaires, garder de côté ses valeurs sûres, éviter de tomber sur la mauvaise pioche. Le choix de la carte l´emportera sur le reste. La partie est due au hasard mais ses causes et ses conséquences sont déjà connues des participants. Parce que les cartes, même tirées au sort, révéle toutes leur puissances, leurs maléfices et leurs enchantements une fois explorées et analysées. Elles sont brumes et rayon de soleil. Elles portent la désillutionn et le bonheur des deux côtés. Et nous choisissons toujours la face qui nous arrangent le mieux, finalement. Coeur pour l´amour, trèfle pour la chance, carreau pour la violence, pic pour la souffrance, rois et reine pour le pouvoir, valet pour la soumission, l´as pour la perfection...la magie simplissime des cartes est pourtant un pur objet de fascination qui n´a jamais de réponses. Les questions sont toujours présentes.
On ne joue jamais le hasard. On l´attire. On tire alors les cartes qui nous aideront à determiner les choix de nos actes. Nous ne répétons que des histoires, nous nous arrachons nous même à notre ennuis, nous choisissons nous même nos souffrances et nos plaisirs.
09 juillet 2009
Certifié
Le bonheur est intérieur
Le malheur est intérieur
La tristesse est intérieure
Le désir est intérieur
Le changement est intérieur
Le combat est intérieur
Tout fait foi en nous.