29 septembre 2009
Samsara aveuglant
La boucle ne se referme jamais. L´orobouros de la vie continue de répéter inlassablement les mêmes refrains de soifs, de morts, et de déserts. Un hypnotisme du Verbe et de la Chaire qui transcende la moindre sensibilité en ce monde. Des fondations du squelette universel jusqu´à l´exploration des sentiments les plus mystérieux et les moins connus de notre machine interne, il restera toujours des fragments existentiels connus et reconnus. Ces traces laissés par la magie du moment. Ces empreintes que la Mer peinent à effacer malgrès la force des courants. Tout et tous tournent en rond sans jamais s´arrêter un seul instant. Comme une machine qui aurait intellectualisé le mouvement, qui en aurait compris le mécanisme pour des siècles et des siècles. Où se trouve donc le hasard dans ces fameux rouages si parfaits? Existent-ils réellement des grains de sable ou survient inopinément une grâce venue d´on ne sais où. Certains se demandent l´enjeu, d´autres ont du mal à se projetter dans ce film qu´ils semblent avoir vus, compris et revus plus de fois qu´il ne le faudrait. Mais, le cerveau est un personnage à part, avec ses règles, ses conditionnements mais aussi ses pouvoirs immenses et secrets. D´où la recette infaillible de la connaissance de soi et de l´amour pour ses échecs et sa réussite. Les mots utilisés sont toujours les même, peu importe leurs formes, leurs typographies incertaines et difficile d´accès. Mais, il reste encore un bon nombre de chose que nous ne connaissons pas et qu´il nous est pas permis de comprendre, ni d´en retenir la substantifique moelle...car tout ou presque nous échappe, nous seconde et nous dépasse. Surtout en ce qui nous concerne, nous, notre devenir et notre Réalisation.
Cependant, dans certains endroits peu connus de la masse, quelques intrigués, ferment les yeux et apprennent. En silence.
28 septembre 2009
Vérité #7
L´Homme, ce désir schlérosant.
Proportions
Les Bouddhistes pensent que pour se "débarrasser" du désir, il faut s´unir avec lui jusqu´à l´écoeurement. Autrement dit, jouir jusqu´à son point culminant, goûter une même saveur jusqu´à en connaître toutes les subtilités, jusqu´à ce que notre palais en soit grisé.
C´est lorsqu´on commence à entrevoir en soi certains points de lassitude, de déjà vu, de répétitions que assurémment, nous passons à l´étape suivante. Car l´âme humaine à réellement soif et besoin de stabilité. Un sentiment humain trop fugace et peu reconnu.
23 septembre 2009
Fausse Rumeur
Le "recul" de la foi promulgé par les Temps Modernes n´existe pas. C´est juste que beaucoup ne l´ont pas encore trouvée ni même peut être acceptée.
22 septembre 2009
Por Inside
Dans la rue, nous marchons vers nos rêves et nos hésitations.
Dans le métro, je me régale de la souillure et de la fatigue des autres.
Dans le bureau, elle se remaquille en repensant à hier soir ou bien à sa prochaine folie...
Dans son petit jardin, il contemple l´âme de chaque pétales et la vigueur du terreau, forces muettes.
Dans leurs chambres, ils prient, presque honteusement, de cette journée pasées, de ces mots dits, ces actes perpétrés.
Dans sa salle de bain, elle se prépare à rejoindre celles et ceux qu´elles va peut être aimer ou bien détester.
Sur cette piste de danse, ils montrent, jouent, crient et batifolent de manière absurde avec l´obscurité.
Dans l´escalier, il passe et repasse devant cette porte qui cache bien son secret.
Sur son balcon, c´est tout le tumulte urbain qui est à sa portée. Une brise légère d´humanité et de mouvements.
Dans la voiture, il faut soit conduire ou réfléchir à la direction voulue.
Dans le bar, elle devient étrangère, une proie, un atout. Lui, cherche, mime sa vie, sourit par intermittence et ne regarde jamais l´heure.
Dans la backroom, le noir empêche la Vérité mais libère les Démons.
Dans le train, les voyageurs nouveaux espèrent et s´impatientent.
Dans leur armoire, ils ne rangent que les oripeaux de la veille et leurs mauvais souvenirs.
Dans le ciel, un arc-en-ciel se dessinent sur sa rétine et dans son coeur.
Dans l´âme de chacun subsiste un voyage.
10 septembre 2009
Universel
Tant que l´humour subsistera, tant que l´on rendra hommage aux sourires, aux idées folles, à la sensualité de la vie et de son soleil toujours parmis nous, alors peut être que l´Amour renaîtra de ses cendres et que de nouvelles fleurs jailliront du sol.
07 septembre 2009
L´Etranger
Lorsqu´il s´avance dans la foule, il ne regarde jamais les choses et les gens de la même façon. Sa vision est une abstraction, une imagerie sensorielle aigues, mystérieuse et inconnue de beaucoup. Ressentir d´autres phénomènes à l´intérieur de son être ou de celui des autres. Appréhender le mouvement, la fatigue, le flot harrassant de la masse comme un moyen de sonder l´âme humaine. Il ne se croit pas Tout-Puissant au contraire mais il se tait lorsque les autres autours de lui pensent connaître, pensent croire et se font gourou. Car, même si nous le sommes tous un peu nous-même, certains à l´"âme de gourou" envahissent nos pensées, nos sentiments, nos faiblesses. D´autres, au contraire, nous amène à la Félicité, à l´Amour Inconditionnel.
Lorsqu´il dort, les Dieux qui sommeillent en lui se réveillent de leur torpeur. Une série de rêves tous très symboliques, très violents, se mettent à vibrer, à agiter son inconscient. Un message nocturne en appelle un autre. On décèle des flammes, des femmes qui l´emmènent loin de lui, loin de son corps et de sa Réalisation. On y croise des bourgades tranquilles en apparence mais qui cachent de bien lourds secrets. On y trouve aussi des voitures. Des voitures qui roulent très vite. Des chemins tortueux et semés d´embûches. On ressent les secousses de la Terre et du goudron à chaque instants parce que le moteur gronde, les chevaux étant lachés à pleine vitesse. Et puis, dans ses rêves, on ne sais pas exactement la direction choisie. Le parcours y est plutôt chaotique.
Dans la vie ou bien dans le rêve sont présents toutes ces inconnues que nous ignorons. Ces sensations faites de grâces et de stupeurs. Ces révélations incomprises et tant redoutées et, ces gens, faits de chair et de sentiments dont nous n´en perçevons pas toujours l´origine.
02 septembre 2009
Métadouleur
Le virus qui se propage le plus vite semble être celui de l´ignorance et de la parole facile. Chacun de nous ayant une mission à exécuter, une parole à décréter et des secrets à dévoiler. Des milliards d´individus qui tente de s´individualiser, de se mettre en marge ou de se fondre. Des milliards de questions, de parcours, de phrases dites chaques jours. Une pléthore de connaissances regroupés en chacun de nous mais qui nous sépare tous plus ou moins du voisin. Un intérêt commun pour la vie et la mort. Les deux seuls boîte de Pandore que peu de gens osent ouvrir car la Vie n´est qu´une accumulation de gaffes et de moments plus ou moins joyeux. Un pessimiste ou un nihilisme qui appauvrit notre vision des choses et qui augmente toujours plus nos douleurs intérieures. Nous jetons les moments, nous ne voulons en garder aucun. Nous devons être les meilleurs car la Terre est devenue cette machine, une machine d´une complexité paranoïaque et matérielle.
Mais, certains remarquent, et ce sont là les plus doués, que plus on avance dans la vie plus on se rend compte de certaines futilités. Pourquoi faut-il s´en rendre compte toujours trop tard? Pourquoi attendre l´accident? le crash mental? Pourquoi ne pas avoir regardé ce corps, cette âme, cet esprit souillé par tant de chagrin noir, de flacons empoisonnés, de dérives rocambolesques? Pourquoi ne pas vouloir voir dès maintenant ce qui m´appartient et ce qui me retient? Ce qui me révèle mais aussi ce qui me cache?